Les engagements répertoriés représentent l'enveloppe globale des projets sous concession et ne constituent pas une créance immédiatement exigible auprès du Trésor public.

L’investigation couvrira la totalité des prêteurs institutionnels et privés pour mesurer les durées de prêt, les exigences de rendement et les niveaux de garanties réclamés. L’analyse passera en revue la liquidité des banques commerciales, des compagnies d'assurances, des fonds de pension, de la Banque de développement des États de l'Afrique centrale ainsi que les opportunités offertes par le marché financier régional, la finance climatique et la finance islamique. La démarche vise à résoudre l'équation de la bancabilité des chantiers autoroutiers, énergétiques et ferroviaires – dont les amortissements s'étalent sur quinze à trente ans – face à des ressources bancaires locales souvent restreintes à des maturités de court ou moyen terme. La mission examinera également les règles prudentielles de la Banque des États de l'Afrique Centrale pour mesurer la capacité des établissements de crédit à immobiliser leurs fonds sur de longues périodes.

La cartographie permettra de structurer la répartition des risques afin d'éviter l'accumulation de garanties étatiques susceptibles de se transformer en charges différées pour le budget national. Les consultants devront élaborer des mécanismes de rehaussement de crédit adaptés pour sécuriser les investisseurs privés sans imposer de loyers d'indemnisation excessifs à l'administration. La CAA précise par ailleurs que l'estimation globale exclut pour le moment l'enveloppe de 5 400 milliards de FCFA projetée pour la liaison ferroviaire transfrontalière reliant le Cameroun au Congo, un projet géant dont les engagements contractuels n'incombent pas encore exclusivement aux finances publiques nationales.


Asaba