Cette signature officielle proroge une alliance opérationnelle formalisée initialement le 11 mars 2019. Les protocoles validés intègrent la mise en commun des expertises industrielles dans des secteurs clés comme l'ingénierie du dragage des chenaux, l'optimisation des flux marchands et le perfectionnement des cadres de direction, le tout adossé au réseau de connectivité urbaine supervisé par Mathilde Virlois entre Bordeaux Métropole et la Communauté urbaine de Douala.

L'approfondissement du partenariat d'affaires répond aux impératifs de modernisation des infrastructures de manutention face aux standards de compétitivité du commerce mondial. La coopération cible en priorité la maîtrise technique du dragage, une activité hautement budgétivore pour l'estuaire du Wouri, où les volumes de sédiments à extraire annuellement conditionnent le tirant d'eau et l'accès des navires de forte capacité. Les administrations des deux plateformes prévoient de structurer des programmes conjoints de marketing commercial pour capter de nouvelles parts de marché et fluidifier le traitement des marchandises conteneurisées. La mutualisation des compétences intègre également des modules dédiés à la gestion des interfaces ville-port, un enjeu d'aménagement urbain majeur pour intégrer les installations industrielles dans le tissu métropolitain des métropoles de Douala et de Bordeaux.

La reconduction du pacte technique s'inscrit dans le déploiement du plan d'investissement à long terme du pôle portuaire de Douala-Bonabéri. L'accès aux banques de données opérationnelles et aux méthodes de gouvernance environnementale du Grand port maritime de Bordeaux permettra d'accélérer la transition écologique des terminaux camerounais. Le programme d'échanges de cadres techniques débutera dès le second semestre de l'exercice 2026 pour uniformiser les procédures de sécurité et de communication portuaire. L'arrimage des outils de gestion du PAD aux standards internationaux offre une garantie supplémentaire pour sécuriser les investissements des armateurs et consolider la position de la place portuaire camerounaise comme principal point de transit des marchandises à destination des pays enclavés de l'Afrique centrale.


Bernardo