Le thème central, « L'Afrique à l'épreuve du commerce international aujourd'hui : une perspective à partir des sciences sociales », a servi de fil conducteur pour déconstruire les rapports de force qui régissent les flux transfrontaliers. Loin des seules analyses statistiques, les intervenants ont privilégié une approche analytique profonde, interrogeant l'impact des accords multilatéraux sur les structures sociales et les équilibres locaux. Pour les universités présentes, il s'agit de comprendre comment le continent peut transformer ces défis en leviers de développement endogène.

L'événement a brillant par la qualité de son auditoire, composé d'académiciens de renom, d'étudiants engagés et d'opérateurs du secteur privé. Cette mixité a favorisé un dialogue direct entre la théorie et la pratique. Les échanges ont notamment porté sur la capacité des nations africaines à négocier des règles plus équitables au sein de l'OMC, tout en consolidant leur intégration régionale. La présence massive de la jeunesse estudiantine souligne l'importance d'ancienne une nouvelle génération de cadres aptes à porter la voix du continent dans les instances de régulation mondiale.

Cette initiative de l'Université de Yaoundé se positionne comme un laboratoire d'idées essentielles avant les grandes décisions attendues du 26 au 29 mars. En replaçant l'humain et les structures sociales au cœur des enjeux marchands, le département de sociologie rappelle que le commerce international n'est pas qu'une affaire de chiffres, mais un fait social total qui façonne l'avenir des populations. Ce rendez-vous intellectuel confirme le rôle de l'université comme boussole pour éclairer les grandes mutations économiques de notre temps.


Ndjomo Carlos