Le communiqué officiel, publié le 23 juin 2026, précise qu'aucun dossier d'enregistrement d'offre publique de vente d'actions n'a été déposé ni validé par les services du régulateur. La décision fait suite à la prolifération de prospectus numériques et d'offres de souscription anticipée diffusés par des intermédiaires financiers agréés sans base légale.

Le rappel à l'ordre de la SEC s'accompagne d'une obligation de retrait sous 24 heures de tous les supports publicitaires incriminés, assortie d'une exigence de remboursement intégral des fonds potentiellement collectés auprès des épargnants. Les dirigeants de l'infrastructure de raffinage ont emboîté le pas au régulateur en clarifiant qu'aucune ouverture formelle du capital sur le marché boursier n'était d'actualité. La clarification intervient quelques jours après la clôture, le 11 juin 2026, d'un placement privé portant sur 3 milliards d'actions ordinaires cédées au prix unitaire de 0,35 dollar (environ 198 Francs CFA). L'opération de pré-cotation visait à mobiliser 1 milliard de dollars et a enregistré une sursouscription de la part d'investisseurs institutionnels.

Les projections financières valorisent le complexe industriel de Lagos à 50 milliards de dollars, consolidant son statut de plus grande unité de raffinage du continent africain. Le schéma d'ouverture future, qui prévoit la cession d'une quotité de 5 % à 10 % des parts sociales, cible une cotation simultanée sur plusieurs places boursières continentales, notamment la Nigerian Exchange, la bourse de Johannesburg, la BRVM d'Abidjan, ainsi que les indices de Nairobi, Accra et Addis-Abeba. L'organisation d'une telle opération multi-cotations reste soumise à l'approbation préalable du gendarme boursier nigérian, qui entend préserver l'intégrité de l'épargne publique contre les démarchages prématurés.


BCN