Moteur de cette vague d'emprunts, le Congo formule pour le 25 août 2026, une demande de 45 milliards FCFA répartie en 4 tranches distinctes, comprenant des Obligations du Trésor assimilables de 15 milliards FCFA à 4 ans et 10 milliards FCFA à 2 ans, ainsi que des Bons du Trésor assimilables d'un montant combiné de 20 milliards FCFA. Afin d'attirer les capitaux régionaux, les autorités congolaises proposent un coupon attrayant culminant à 6,20 % pour le titre de plus longue maturité, garantissant un paiement d'intérêts annuel avec remboursement in fine.

Dans la foulée, le Tchad sollicitera le marché, le 26 août 2026, pour lever 25 milliards FCFA via des titres obligataires étalés sur 2 ans, rémunérés au taux fixe de 6,00 % avant de dérouler un calendrier d'émissions successives prévues en septembre. Parallèlement, le Cameroun complète cette séquence financière le 24 août 2026, en émettant pour 20 milliards FCFA de créances à 52 semaines, dont les rémunérations précomptées s'alignent sur les tensions de marché.

Cette surenchère sur les rendements obligataires alourdit le coût du service de la dette extérieure pour l'ensemble des nations de la sous-région. La poursuite de ces arbitrages financiers obligera les banques centrales à réguler plus fermement l'accès à la liquidité afin d'éviter une dégradation des bilans souverains.


Asaba