Baptisée « EOG 2026 à tranches multiples », cette opération de levée de fonds était structurée autour de deux maturités distinctes : une première ligne à trois ans rémunérée à 6 % et une seconde à quatre ans adossée à un coupon de 6,5 %.

La direction technique du syndicat de placement a mis en lumière la nette prédominance de la société de bourse ESS Bourse, qui s'est affirmée comme la cheville ouvrière de ce succès de haut de bilan. La maison de courtage a collecté à elle seule 115,5 milliards de francs CFA, soit 66,6 % des intentions d’achat validées, surclassant largement son principal challenger, CCA Bourse, qui affiche une contribution de 45,4 milliards de francs CFA (soit 26,1 % du volume global). Le reste du carnet d’ordres a été complété par un consortium d'intermédiaires financiers associant BGFI Bourse, CBC Bourse et Horus Investment Capital. L'engouement autour du titre gabonais s'était déjà matérialisé avant même la phase de souscription publique, à la faveur de prises fermes souscrites par les banques partenaires pour un montant de 106,5 milliards de francs CFA.

La manne financière ainsi sécurisée offre aux autorités de Libreville les coudées franches pour exécuter la programmation budgétaire de l'exercice en cours. Les ressources seront prioritairement injectées dans le déploiement des grands chantiers infrastructurels, le soutien au tissu manufacturier et les projets d’aménagement du territoire inscrits dans la loi de finances 2026. Parallèlement au volet investissement, une enveloppe spécifique de 25 milliards de francs CFA issue du calibrage d'origine sera immédiatement fléchée vers l’apurement de la dette moratoire intérieure. Ce mécanisme de rachat partiel des créances commerciales vise à redonner de l’oxygène aux entreprises locales, consolidant les fondations de l'activité macroéconomique nationale.


Nlend Flore