Les investisseurs ont répondu massivement aux sollicitations obligataires camerounaises en couvrant les demandes à hauteur de 121,75 %, surclassant le Congo (91,28 %), le Tchad (72,27 %), le Gabon (61,27 %) et la Centrafrique (57,43 %). De surcroît, le taux d'adjudication sur les bons à court terme ressort à 97,44 %, surpassant la moyenne régionale arrêtée à 75,66 %.


Cependant, les conditions globales d'endettement demeurent lourdes sous l'effet du resserrement de la politique monétaire menée par l'institut d'émission depuis 2022,  pour juguler les tensions inflationnistes. Cumulant un encours de 2 061,3 milliards FCFA à fin juillet, en hausse mensuelle de 2,6 %, Yaoundé figure au troisième rang des émetteurs sous-régionaux derrière Libreville (3 424,1 milliards FCFA) et Brazzaville (3 040,8 milliards FCFA), au sein d'un marché dont la valeur globale grimpe à 10 560,8 milliards FCFA, représentant 13,3 % du produit intérieur brut régional.

La confiance renouvelée des Spécialistes en valeurs du Trésor offre une marge de manœuvre précieuse à l'exécutif pour couvrir ses charges d'amortissement.


Au final, l'accélération des échanges sur le marché secondaire, dont les transactions grimpent à 3 316 milliards FCFA, garantit la liquidité nécessaire aux souscripteurs de la sous-région.


Asaba