Industrie manufacturière : L'indice des prix à la production affiche un rebond de 1,1 %
L'indice des prix à la production rebondit de 1,1 % au quatrième trimestre 2025, rompant avec la tendance baissière. Cette hausse pourrait altérer la trajectoire de déflation de l'économie. Les coûts d'usine repartent à la hausse.
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Après plusieurs trimestres consécutifs de décompression, l’indicateur global enregistre une progression de 1,1 % au quatrième trimestre 2025 par rapport aux trois mois précédents. Le mouvement rompt avec le repli de 0,9 % observé au troisième trimestre, signalant une reprise des tensions sur les coûts d'usine qui pourrait altérer la trajectoire de désinflation de l'économie nationale.
L'analyse sectorielle des grilles tarifaires sortis-usine révèle que la poussée est principalement portée par le dynamisme de la transformation manufacturière. Le segment de la transformation progresse de 1,2 % en variation trimestrielle, soutenu par la filière du bois dont les prix s'adjugent 2,0 % sous l'effet d'une forte demande et de l'augmentation des charges d'exploitation. L’agroalimentaire s'inscrit dans la même dynamique avec un rebond de 1,8 % sur trois mois, ce qui propulse le glissement annuel de la branche à un niveau élevé de 9,1 %. Les minéraux et la métallurgie s'extirpent également de leur phase de contraction avec une hausse de 0,8 %, tandis que les industries extractives amorcent une stabilisation à +0,8 %, malgré un recul annuel de 19,1 % sur les hydrocarbures.
Le redressement de l'appareil industriel de gros fait peser des incertitudes sur l'évolution du pouvoir d'achat au cours de l'année 2026. Bien que la variation en rythme annuel affiche encore un solde négatif de -1,5 % par rapport au quatrième trimestre 2024, la répercussion mécanique de la hausse de l'agroalimentaire sur l'Indice des prix à la consommation (IPC) reste prévisible avec un décalage de quelques mois. La persistance d'un socle tarifaire élevé à la production fait redouter un ralentissement de la demande finale, les ménages demeurant vulnérables face aux arbitrages de consommation courante, dix ans après le lancement des premiers travaux de modélisation de l'IPPI inspirés des standards du Fonds monétaire international (FMI).
Asaba
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