Hécatombe sur les routes : Le Ministère des transports lance la chasse aux sorcières
Déployée le 20 août 2026 sur la liaison névralgique reliant la capitale politique au poumon économique Douala, l'opération d'évacuation forcée vise à dégager les obstacles matériels responsables d'une de nombreux accidents enregistrés.
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A la suite de la catastrophe survenue le 14 août 2026, sur le tronçon Ndikinimeki-Bafia, du fait de la collision entre un bus d'une agence de transport interurbain et un semi-remorque transportant du bois, immobilisé sur la chaussée, ayant coûté la vie à 16 passagers et plus de 40 blessés graves, un programme d'assainissement s'étendra sans interruption jusqu'au 30 septembre 2026. Les vérifications de la brigade mobile de prévention recensent déjà 61 engins constituant de potentiels dangers pour la circulation routière. Les inspecteurs dénombrent notamment 27 unités à haut risque sur l'axe Yaoundé-Douala, 19 sur la bretelle Yaoundé-Bafoussam et 15, le long du couloir d'intégration sous-régionale Yaoundé-Bertoua.
Enregistrant 35 collisions dramatiques directement attribuables à des arrêts d'urgence non signalés depuis le début du mois de juin, le réseau routier fait désormais l'objet d'un quadrillage punitif, associant remorquage, retraits à durée indéterminée d'agréments de transport et saisines des juridictions pénales. Certes, les campagnes de sensibilisation destinées aux transporteurs routiers se sont multipliées au cours des derniers mois, mais l'obstination de certains conducteurs à transformer la chaussée en aire de stationnement sauvage exige désormais une riposte coercitive immédiate.
Sur le plan économique, la récurrence de ces tragédies routières alourdit considérablement la prime de risque logistique et désorganise les chaînes d'approvisionnement des entreprises industrielles. Dégager l'asphalte prévient les ruptures de charge fortuites, diminue le coût des sinistres pris en charge par les compagnies d'assurances et garantit la régularité des flux de marchandises à destination des pays de l'arrière-pays.
La neutralisation systématique de ces embûches matérielles rétablit la sécurité indispensable aux flux commerciaux transfrontaliers du bassin de la CEMAC.
La sévérité des sanctions administratives et financières infligées aux propriétaires d'engins défaillants contraindra les transporteurs à inscrire la maintenance préventive au cœur de leurs modèles de gestion.
Asaba
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