Le Guichet Climat, opérationnel depuis fin 2024, constitue une réponse directe aux engagements pris lors de l'Accord de Paris. Pour cette première séance, l'appui financier se concentre sur deux axes prioritaires. La première articulation des travaux concerne 33 Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) engagées dans des projets de résilience face aux inondations. La deuxième phase a réuni 23 municipalités focalisées sur le reboisement et la restauration des écosystèmes. L'objectif est de doter les exécutifs communaux et leurs services techniques des outils nécessaires pour une gestion rigoureuse des fonds répartis.

L'atelier met l'accent sur la montée en compétence des acteurs municipaux. Il ne s'agit plus seulement de sensibiliser aux effets du réchauffement (tels que l'augmentation des températures ou la perturbation des cycles saisonniers) mais de maîtriser l'intégralité du cycle de vie d'un projet environnemental. Les experts accompagnent les communes dans l'adjudication des marchés, la finalisation des études techniques et l'élaboration des Avis d'Impact Environnemental et Social (NIES). Cette rigueur méthodologique garantit que chaque investissement contribue réellement à la réduction des gaz à effet de serre et à la protection des ressources naturelles.

L'impact de ce dispositif sur le développement de l'Afrique est fondamental. En décentralisant la finance climatique, le Cameroun démontre que la lutte contre le dérèglement écologique peut devenir un moteur économique territorial. La restauration des forêts et la sécurisation des infrastructures urbaines créent des emplois verts et protègent les actifs productifs des communautés rurales et urbaines.

Pour le continent, cette approche pragmatique montre la voie d'une transition énergétique et écologique ancrée dans les réalités locales. En convertissant les contraintes environnementales en opportunités de projets structurants et durables, les communes renforcent leur autonomie financière et leur capacité de résistance aux chocs. Ce renforcement des institutions à la base constitue le socle d'une gouvernance moderne, capable de concilier les impératifs écologiques et de croissance inclusive, assurant ainsi une prospérité pérenne face aux défis planétaires.


Bernardo