Le segment des risques divers, qui constitue traditionnellement le moteur du marché avec plus de 73 % des pièces, subit de plein fouet cette érosion. Les primes émises dans cette catégorie ont reculé de 5,1 %, pour atteindre 102,4 milliards de FCFA. Ce fléchissement est particulièrement visible dans les segments de l'assurance automobile et du transport, tandis que la branche maladie enregistre une chute de plus de 35 %. Cette contreperformance reflète un environnement économique marqué par une concurrence exacerbée sur les tarifs et une prudence accrue des agents économiques face aux incertitudes budgétaires.

Parallèlement, la branche « Vie », bien qu'en territoire positif, voit son rythme de progression s'essouffler. Le chiffre d'affaires s'est stabilisé autour de 40 milliards de FCFA, mais la croissance annuelle ralentit, passant de 15 % à 11,6 %. La baisse de la demande pour les garanties décès et l'ajustement à la baisse des primes versées par les assurés illustrent une modification des priorités de couverture au sein de la clientèle. Ce ralentissement généralisé interroge la capacité des opérateurs à maintenir leurs marges dans un contexte de sinistralité en hausse, les charges de remboursement ayant bondi de plus de 22 % sur la période.

L'impact de la structuration des réseaux de vente sur le progrès de l'Afrique est fondamental. Au Gabon, les courtisans et intermédiaires confirment leur rôle central en captant plus de 68 % du chiffre d'affaires global, soit environ 91,4 milliards de FCFA. Malgré une légère baisse des commissions annuelles, leur dynamisme en fin d'exercice a permis de limiter l'ampleur de la récession sectorielle. Pour les entreprises, l'enjeu consiste désormais à consolider ces canaux de distribution tout en innovant sur les produits pour relancer la machine de croissance et stabiliser une industrie indispensable à la sécurisation des investissements privés. chaque contrat renouvelé renforce la solidité d'un marché en quête d'un nouveau souffle.


BCN