La configuration des engagements met en relief le poids prépondérant du pouvoir central. L’administration centrale concentre 93,6 % de l'encours global, soit une dette directe de 14 431 milliards de FCFA (41,5 % du PIB), en augmentation de 7,0 % sur un ans. Les financements extérieurs dominent cette composante à hauteur de 64,5 %, face à un compartiment intérieur qui représente 35,85 %, reliquats de paiement de plus de quatre-vingt-dix jours inclus. À l'inverse, les établissements et entreprises publics réduisent leur exposition hors rétrocession avec un encours de 960 milliards de FCFA (2,8 % du PIB), en repli annuel de 7,9 %, caractérisé par une prédominance des créanciers locaux à 53,8 % contre 46,2 % pour l'extérieur. Les engagements hors bilan liés aux partenariats public-privé demeurent stables à 4 895 milliards de FCFA (14,1 % du PIB).


Pour rationaliser la surveillance macroéconomique, la tutelle financière resserre les verrous administratifs autour des passifs résiduels. L'endettement des collectivités territoriales décentralisées, chiffré à 26 milliards de FCFA, fait l'objet d'un encadrement rigoureux pour améliorer la consolidation des données. À travers une directive émise le 31 mars 2026, le ministère des Finances a réaffirmé le caractère obligatoire de la saisine du Comité national de la dette publique (CNDP) avant toute levée de fonds ou demande de garantie par les autorités locales, complétant ainsi les dispositions applicables aux autres démembrements de l'État pour prévenir tout dérapage budgétaire.


BCN