Cet apport de fonds initial est alloué au déploiement opérationnel de 11 projets environnementaux répartis dans l'ensemble des 11 États membres de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC). La mise en œuvre de ces programmes, programmée dès la mi-2026, vise à transformer l'action climatique en une filière génératrice de valeur, rompant avec les schémas classiques d'aides fragmentées.

L'allocation de ces ressources cible des leviers techniques précis, notamment la séquestration du carbone atmosphérique, le reboisement des zones dégradées et le développement d'exploitations agricoles durables. Les instigateurs du projet ambitionnent de restaurer des milliers d'hectares de terres tout en insérant les populations vulnérables  jeunes diplômés, femmes et personnes à mobilité réduite  dans des circuits économiques formels organisés autour de coopératives locales. Sur le plan opérationnel, la multinationale Co2Bit Technologies prend en charge l'ingénierie technologique de terrain, tandis que la structure Crédit Climatique CCL déploie les mécanismes de liquidité nécessaires pour sécuriser et tracer la circulation des flux d'investissement sur le long terme.

Cette alliance capitalistique s'intègre dans le programme public international World Dream Investment (WDI), un écosystème qui fédère déjà 37 pays signataires à travers le monde. Le modèle défendu par les partenaires repose sur l'idée de structurer le climat comme une classe d'actifs financiers standardisée, capable de générer des rendements stables plutôt que de se limiter à des actions de compensation après coup. En canalisant ces 44 millions de dollars vers le tissu industriel et agricole de la sous-région, les signataires visent la création massive d'emplois ruraux directs et la consolidation d'un modèle de croissance vertueux, à l'abri des fluctuations inhérentes aux subventions internationales traditionnelles.


Ndjomo Carlos