La tolérance envers les réseaux d'évasion a trop longtemps affaibli l'action de la puissance publique. L'enregistrement de seulement 147 kg d'or par les voies légales sur plus de 46 tonnes acheminées vers l'étranger démontre que la fraude a fait son nid. Cette défaillance des mécanismes de contrôle aux frontières impose une rupture. L'État impose désormais la présence physique des agents du fisc sur les lieux d'extraction : la souveraineté budgétaire commence là où la matière première est extraite du sol.

L'objectif de recouvrement de 300 milliards de FCFA auprès de 50 entreprises ciblées témoigne de la détermination de l'Etat à assainir le secteur. La fermeture de 200 exploitations clandestines prouve que la puissance publique dispose des moyens de se faire respecter dès lors que la volonté politique est au rendez-vous. L'application ferme du Code minier de 2023 et le prélèvement des redevances à la source doivent doivent s'ériger en règles intangibles pour restaurer la confiance des partenaires financiers.

Pour pérenniser la reconquête de l'or national, les autorités doivent rester inflexibles. La puissance publique doit conditionner la délivrance des autorisations d'exploitation à un civisme fiscal exemplaire et à l'obligation de transformer une partie de la production sur le territoire. Il convient également de renforcer la coordination entre les régies financières et le système bancaire pour réintégrer l'ensemble des flux financiers dans les circuits officiels. Par cette fermeté d'orientation et la poursuite méthodique de l'assainissement, l'État transformera la rigueur fiscale en un levier d'émancipation économique autonome, digne et durable.


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EWC, DP