Les débats, encadrés par le secrétaire général de l'administration touristique, Ndioro à Mamoum, ont fixé les bases d'une contractualisation accrue avec les opérateurs économiques du secteur privé. L'objectif de la puissance publique vise à capter des flux financiers privés pour moderniser les sites récréatifs nationaux, une orientation indispensable pour accroître la contribution sectorielle au Produit Intérieur Brut (PIB) national, actuellement confinée sous la barre des 4 %, et pour stimuler le marché de l'emploi jeune.

La feuille de route gouvernementale s'articule autour de programmes d'incitations fiscales et douanières conçus pour abaisser le coût initial des investissements immobiliers et hôteliers. Les panels techniques ont mis en relief l'urgence de développer des réceptifs de standing international à travers des concessions de type construction-exploitation-transfert (BOT). Les besoins de financement pour la réhabilitation des parcs naturels, des complexes balnéaires et des circuits mémoriels exigent la mobilisation d'enveloppes substantielles que le budget de l'État ne peut supporter seul, le déficit d'investissement annuel dans les infrastructures de loisirs en Afrique centrale restant élevé. L'administration publique s'engage en contrepartie à fluidifier l'octroi des agréments et à sécuriser les titres fonciers pour offrir une visibilité à long terme aux aménageurs nationaux et internationaux.

La transformation numérique de la billetterie et de la promotion de la destination Cameroun constitue le second pilier de la stratégie de relance exposée devant les auditeurs du SAGO. Les autorités entendent cofinancer avec les entreprises de technologies de l'information des plateformes de référencement géographique et de réservation en ligne pour capter une clientèle internationale à fort pouvoir d'achat. Une meilleure connectivité numérique devrait permettre d'optimiser les taux d'occupation des établissements hôteliers, dont la moyenne nationale stagne autour de 45 % hors périodes d'événements continentaux. Les résolutions de la rencontre de Yaoundé actent la création d'un comité de suivi paritaire destiné à évaluer trimestriellement la mise en œuvre des projets conjoints, garantissant une exécution rigoureuse des engagements contractuels bilatéraux.


Bernardo