Cette amélioration globale est principalement portée par les performances du Brésil. Sous l'impulsion d'une politique de contrôle plus stricte, la première puissance sud-américaine a vu ses pertes forestières chuter à 1,63 million d'hectares. Le renforcement des cadres stratégiques et l'intensification de la lutte contre les coupes illicites ont permis d'inverser une tendance pourtant critique. La hausse massive des amendes environnementales et des opérations de surveillance illustre l'efficacité d'une administration résolue à protéger ses biomes. L'efficience de cette autorité publique devient ici le garant de la préservation de la biodiversité future.

La situation reste toutefois précaire dans d'autres régions clés. La République démocratique du Congo (RDC) conserve sa position de troisième foyer mondial de déforestation, avec 560 000 hectares évaporés en 2025. Le pays fait face à une équation complexe où la biomasse représente plus de 98 % de la consommation énergétique des ménages. À Madagascar, la pression est plus forte car l'agriculture sur brûlis et l'extraction minière illégale menacent les derniers vestiges de forêts primaires de la Grande Île. La maîtrise des flux énergétiques par le développement de sources plus propres favoriserait une meilleure protection de ces actifs naturels.

Malgré ce ralentissement, le volume de destruction actuel reste incompatible avec les engagements internationaux visant à éradiquer ce fléau d'ici la fin de la décennie. Les pertes enregistrées en 2025 sont encore 46 % plus élevées qu'il y a dix ans, soulignant l'immensité du chemin qu'il reste à parcourir pour respecter la Déclaration de New York. Pour les investisseurs et les gouvernements, l'enjeu réside dans la capacité à généraliser les succès observés en Indonésie ou au Brésil à l'ensemble des zones à risque. Chaque hectare de forêt primaire sauvegardé fortifie la résilience du climat mondial. Chaque placement effectué dans l'économie verte consolide la solidité du système écologique vers une stabilité durable.


BCN