Entreprises publiques : Voici le nouveau classement
L'arrêté publié le 13 août 2026 par le Ministre des Finances, Louis Paul Motaze, classe 34 entreprises publiques, marquant un resserrement par rapport aux 36 structures dénombrées en janvier 2023 et aux 35 entités répertoriées en 2020.
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L'analyse des exercices comptables 2022, 2023 et 2024 place 7 sociétés en première catégorie, matérialisée par un chiffre d'affaires supérieur à 100 milliards de FCFA. L'opérateur historique des télécommunications Camtel, figure au sommet du groupe avec des recettes établies à 177,9 milliards de FCFA en 2023, en hausse de 17,79 %. La Compagnie camerounaise d'aluminium totalise 94,4 milliards de FCFA de ventes en 2024 après 105,3 milliards de FCFA en 2023.
De son côté, le Port autonome de Douala intègre cette première catégorie avec des produits de 114,19 milliards de FCFA en 2024 face aux 119,6 milliards de FCFA dégagés un an plus tôt. La réorganisation consacre l'entrée directe dans le groupe de tête de la Société camerounaise d'électricité, issue du rachat d'Eneo par les pouvoirs publics en mai 2026.
L'unique occupant de la deuxième catégorie, réservée aux recettes comprises entre 50 et 100 milliards de FCFA, demeure la Société nationale de transport d'électricité, tandis que 7 entités rejoignent la troisième catégorie fixée de 10 à 50 milliards de FCFA, dont le transporteur aérien Camair-Co. La grille est complétée par les entreprises dont les chiffres d'affaires sont compris entre 5 et 10 milliards de FCFA pour la quatrième catégorie et les montants inférieurs ou égaux à 5 milliards de FCFA pour la cinquième. La sortie définitive du classement, de la Sodecoton, illustre l'impact des tensions de trésorerie récurrentes, alors que l'exclusion du Crédit foncier du Cameroun et de la Société de recouvrement des créances découle de leur alignement sur la réglementation du secteur bancaire.
L'application des seuils d'activité aux capitaux publics encadre les plafonds d'indemnités accordés aux directions générales. Le suivi rigoureux des ratios de rentabilité incitera les managers de l'État à assainir la structure de leurs coûts de fonctionnement. Le repositionnement statutaire des sociétés d'État renforce la transparence des comptes publics vis-à-vis des bailleurs de fonds internationaux. En liant le niveau des avantages des dirigeants aux performances financières réelles, l'État actionnaire vise une rationalisation durable des deniers publics et une meilleure gouvernance des portefeuilles stratégiques.
Asaba
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