Électricité : La Sonatrel recherche des prestataires pour exporter 100 MW vers le Tchad
Le 17 août 2026, la Société Nationale de Transport de l'Electricité a lancé deux appels d'offres internationaux destinés à sélectionner des entreprises chargées de bâtir les lignes haute tension de 225 kV et les postes de transformation entre la localité de Wouro-Soua, dans l'Adamaoua, et la frontière tchadienne.
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Les interventions s'insèrent dans le Projet d'interconnexion des réseaux électriques du Tchad et du Cameroun, enveloppe globale chiffrée à 557,5 milliards de FCFA cofinancée par la Banque mondiale à hauteur de 231,7 milliards de FCFA (385 millions de dollars), la Banque africaine de développement pour 169,2 milliards de FCFA (258 millions d'euros), la Banque islamique de développement avec 80,7 milliards de FCFA (123 millions d'euros), l'Union européenne à hauteur de 19,7 milliards de FCFA (30 millions d'euros) et une contribution camerounaise de 56,2 milliards de FCFA (93,5 millions de dollars).
Le premier marché porte sur un tracé de 419,6 kilomètres, le solde par rapport aux 566 kilomètres initiaux devant faire l'objet de rallonges ultérieures. Le second volet prévoit l'aménagement des sous-stations de Wouro-Soua, Garoua 2, Maroua et Kousseri, avec des réceptions d'offres fixées respectivement aux 18 et 19 novembre 2026. La durée d'exécution retenue de 34 mois par lot repousse la livraison finale du réseau d'interconnexion au-delà de l'échéance de 2027, pendant que la première phase reliant Ntui à Wouro-Soua sur 524 kilomètres se poursuit sur le terrain. L'infrastructure permettra d'acheminer 100 MW issus de la centrale de Nachtigal, dotée d'une capacité totale de 420 MW, vers le marché tchadien.
Le déploiement des câbles haute tension garantit la liaison physique entre le Réseau interconnecté Sud et les régions septentrionales. La création de postes de transformation intermédiaires sécurise la distribution du courant dans 110 localités situées le long du tracé.
La matérialisation du marché commun de l'électricité dans la zone CEMAC valorise les investissements consentis dans la production hydroélectrique nationale. L'ouverture des lignes d'exportation générera des recettes en devises pérennes pour le gestionnaire du réseau tout en résorbant le déficit énergétique de l'État voisin.
Asaba
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