Les analyses révèlent que 71 % des nations africaines répertoriées lors de l'exercice précédent affichent une trajectoire haussière de leur notation globale. Cette dynamique positionne la région au deuxième rang des progressions mondiales, immédiatement derrière la zone Asie-Pacifique, portée par des réformes ciblées dans la distribution des services de base et la stabilisation des comptes publics.

La hiérarchie continentale consacre la régularité de la République de Maurice, qui s'établit au 55e rang mondial avec un score récapitulatif de 0,554 point sur une échelle de 0 à 1. L'île Maurice surclasse le Rwanda, positionné à la 62e place avec 0,515 point, et le Botswana qui pointe au 70e rang. Le peloton de tête se compose également du Maroc (79e), de la Tanzanie (80e), de l'Afrique du Sud (85e), de l'Égypte (88e), du Bénin (89e) et du Ghana (92e), tandis que la Côte d'Ivoire et la Namibie partagent la 94e place. Cet élargissement de la couverture intègre de nouveaux acteurs institutionnels, à l'instar du Tchad, de la RD Congo, du Togo ou de la Guinée, portant la représentativité africaine à 35 nations.

Malgré ces avancées mesurables dans six des sept piliers de l'étude, l'appareil étatique régional accuse un décalage persistant vis-à-vis des standards de performance internationaux. Aucun gouvernement du continent ne parvient à intégrer le cercle des 50 administrations les plus efficientes au monde, une élite globale dominée par Singapour avec un indice de 0,884 point. Les corrections apportées par les gestionnaires publics africains se concentrent principalement sur l'assainissement de la dette et l'optimisation des dépenses de santé et d'éducation. Néanmoins, la moyenne cumulative de la région demeure en deçà des lignes de flottaison mondiales, illustrant le chemin à parcourir pour transformer les réformes administratives en vecteurs de compétitivité globale.


Bernardo