Le segment de la production et de la distribution d’électricité fait exception ce trimestre avec un repli de 1,4 %, après avoir enregistré une hausse de 2,5 % au cours de la période précédente. À l'inverse, les industries extractives maintiennent leur élan avec une progression de 1,6 %, tirée par l'accélération des extractions d’hydrocarbures qui augmentent de 2,2 %.

Les autres industries manufacturières se distinguent par une accélération de leur croissance à 3,2 %. Du côté des bâtiments et travaux publics (BTP), le rythme s'accélère également avec une hausse de 1,3 %, contre 0,6 % au trimestre antérieur. Les activités liées à la production d'eau et à l'assainissement amorcent un léger redressement avec une hausse de 0,1 %, après un fléchissement le trimestre précédent.

Dans le domaine agroalimentaire, la tendance positive se maintient bien qu'elle affiche un ralentissement à 0,6 %. Les activités de transformation industrielle restent stimulées par la vigueur du traitement des produits d’origine agricole (+1,4 %), de la filière bois (+7,6 %) et de l'industrie textile (+2,2 %), qui soutiennent fermement la dynamique globale du secteur secondaire.

Sur une période d'un an, la valeur ajoutée du secteur secondaire s'accroît de 3,2 %, confirmant son rôle déterminant dans l'évolution du produit intérieur brut (PIB) auquel il apporte 0,7 point. À l'exception du compartiment extractif qui fléchit de 0,7 % par rapport à la même période l'année précédente, la résilience est générale. Les bâtiments et travaux publics se détachent avec un bond de 5,4 %, signe de la continuité des chantiers d'infrastructures. Les services collectifs d'eau et d'assainissement grimpent de 6,2 %, tandis que l'électricité (+3,4 %) et l'agroalimentaire (+3,3 %) maintiennent une orientation favorable.


Sur le plan des valeurs, le déflateur sectoriel ressort en territoire négatif à -0,8 %. Ce recul de l'indice des prix à la production s'explique principalement par la contraction significative des cours des produits issus de l’extraction d’hydrocarbures, dont les prix ont chuté de 11,1 % sur la période, atténuant ainsi les coûts de revient industriels globaux.


Nlend Flore