Au cœur de cette programmation pluriannuelle se trouve le Document de programmation des dépenses (DPPD-PAP), un outil de gestion qui permet de corréler chaque franc CFA dépensé à un objectif de résultat précis. Pour les autorités ivoiriennes, l'enjeu est double : assurer la réussite de l'actuel pacte avec le FMI qui s'achève en 2026, tout en préparant les réformes de nouvelle génération. L'accent sera mis sur une captation plus efficace des recettes intérieures afin de réduire la dépendance aux financements extérieurs et de garantir la souveraineté budgétaire des politiques publiques.

Parmi les priorités annoncées, le retrait de la Côte d'Ivoire de la liste grise du Groupe d'action financière (GAFI) figure en tête de liste. Ce chantier, crucial pour l'attractivité de la place financière d'Abidjan, nécessite un renforcement des mécanismes de lutte contre le blanchiment et une modernisation du secteur financier. En parallèle, le gouvernement entend intensifier le dialogue avec les opérateurs privés, maintenus comme le principal moteur de l'investissement dans le cadre du Plan National de Développement (PND).

Cette vision prospective s'appuie sur une base financière solide. Pour l'exercice 2026, l'enveloppe budgétaire est fixée à 17 350,2 milliards de FCFA, marquant une hausse significative par rapport aux 15 339,1 milliards de 2025. Ces ressources seront prioritairement injectées dans les infrastructures, le développement du capital humain et la transformation industrielle locale. Avec 158 programmes budgétaires en cours, Abidjan confirme son ambition de transformer son dynamisme économique en progrès social durable.


Ndjomo Carlos