Le cœur technique du dispositif repose sur une intégration numérique renforcée. Le protocole opérationnel prescrit l’interconnexion des bases de données sectorielles, la mise en œuvre d'un traçage électronique des conteneurs, l'allègement des procédures douanières ainsi que le déploiement d’une interface numérique commune pour centraliser le traitement des requêtes des opérateurs économiques. L'objectif consiste à éradiquer les inspections redondantes, à compresser les délais d'acheminement et à rationaliser les coûts de manutention et de transport qui grèvent l'activité des commissionnaires agréés en douane et des transporteurs routiers.


Pour l'économie camerounaise, la préservation de cet axe routier revêt une importance financière de premier ordre. L'activité de transit liée au commerce extérieur tchadien génère un volume de recettes fiscales et douanières évalué à plus de 350 milliards de FCFA par an au bénéfice du Trésor camerounais. Face aux velléités de diversification des voies maritimes manifestées par les autorités de N’Djamena, la revalorisation des performances opérationnelles de l'axe transfrontalier devient impérative. L'efficacité réelle de cette convention se mesurera à l'aune de la baisse effective des frais de passage et de la sécurisation des flux marchands sur l'ensemble du réseau linéaire.


Nlend Flore