L'essentiel de ces nouvelles ressources provient des marchés financiers internationaux. L'émission d'un Eurobond a généré 388,62 milliards de FCFA, représentant près de 84 % des fonds mobilisés durant le mois. Sur le volet intérieur, le Trésor public a capté 73 milliards de FCFA via le marché régional. Sur ce segment, Brazzaville privilégie les instruments de court terme pour sa gestion courante : les Bons du Trésor Assimilables (BTA) constituent 71,10 % des titres émis, contre 28,90 % pour les Obligations du Trésor (OTA) destinées au long terme.


Parallèlement à ces emprunts, l'effort de remboursement s'est intensifié de manière notable. Le service de la dette a progressé de 40,39 % par rapport au mois précédent, atteignant une enveloppe de 314,57 milliards de FCFA. Dans le détail, 290,39 milliards ont été consacrés au remboursement du capital et 24,18 milliards au règlement des intérêts. Malgré cette mobilisation budgétaire, la gestion des engagements extérieurs accuse encore quelques tensions, avec l'enregistrement de nouveaux impayés s'élevant à 1,51 milliard de FCFA.


L'équation financière reste complexe puisque le niveau d'endettement, évalué à plus de 92 % du PIB, excède largement le plafond communautaire de 70 % en vigueur dans la zone CEMAC. Si les institutions de Bretton Woods prévoient une décrue progressive vers 85,8 % d'ici 2027, la République du Congo doit encore stabiliser ses fondamentaux pour garantir la viabilité de son modèle économique. Cette situation impose une discipline rigoureuse dans la sélection des futurs investissements et la maîtrise des coûts d'emprunt sur les marchés globaux.



Nlend Flore