Les assises, placées sous le parrainage du ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique, ont débouché sur l'adoption d’une feuille de route technique visant à aligner la gestion foncière et l'aménagement des infrastructures sur les standards internationaux. L'initiative vise à maximiser la contribution industrielle aux objectifs de la Stratégie Nationale de Développement (SND30) et à garantir une insertion performante du pays dans la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Le diagnostic opérationnel établi en prélude aux réformes met en lumière le poids macroéconomique de la structure de gestion. Le recensement socio-économique des entreprises installées dans les divers périmètres de l'organisme révèle que le tissu industriel sous gestion a généré un chiffre d’affaires consolidé de 7 000 milliards de FCFA au terme de l'exercice 2024, tout en garantissant plus de 20 000 emplois directs. Les performances commerciales se heurtent toutefois à une forte dépendance vis-à-vis des intrants importés et à un déficit de viabilisation logistique des parcelles. Le nouveau modèle de gestion, validé par un consortium de bailleurs de fonds et d'organismes de financement incluant la BDEAC, la BEAC, la Banque mondiale et Afreximbank, prévoit un plan d'assistance technique focalisé sur l'autonomisation financière de l'entité publique et la requalification durable des espaces industriels.

L'implémentation de la nouvelle configuration structurelle s'appuie sur une base de données actualisée pour guider les arbitrages des investisseurs et consolider le dialogue entre les industriels et les collectivités territoriales. Le programme d'action immédiat intègre la modernisation des réseaux énergétiques, l'assainissement environnemental et le renforcement de l’acceptabilité sociale auprès des communautés riveraines. Pour les autorités de Yaoundé, la mise à niveau technique doit transformer les zones d'aménagement en pôles d'attractivité de premier ordre pour les flux d'investissements directs étrangers. L'implication des institutions d'appui au secteur privé comme l’Agence de Promotion des PME (APME) et la Chambre de Commerce (CCIMA) doit par ailleurs faciliter la sous-traitance locale, indispensable pour densifier la valeur ajoutée nationale.


Bernardo