Dans le cadre de cette entente, l'EGC acheminera de l’hydroxyde de cobalt extrait par les mineurs artisanaux vers une future usine de sulfate de cobalt que le groupe américain prévoit de construire en Arizona. La logistique de transport s'appuiera sur les infrastructures transfrontalières du corridor de Lobito. Cette initiative s'inscrit dans le prolongement d'un partenariat sur les minerais critiques signé en décembre 2025, par lequel Kinshasa s'est engagé à réserver une part prioritaire de ses exportations publiques au marché américain pour contrecarrer la domination des opérateurs privés, notamment chinois.


Ce rapprochement intervient alors que le gouvernement congolais durcit le contrôle de ses richesses souterraines. Après plusieurs mois d’embargo sur les exportations, les autorités ont instauré un système de quotas stricts, attribuant à l'EGC un volume de 1 775 tonnes pour 2026 et 5 640 tonnes pour 2027. Cette réorganisation vise à assainir et à formaliser la filière artisanale, qui représente historiquement entre 15 % et 30 % de la production nationale, tout en garantissant le respect des normes internationales de traçabilité environnementale et sociale.


Pour la RDC, l’enjeu dépasse la simple fourniture de matières brutes. Le projet intègre un volet d'assistance technique et offre la possibilité à l'EGC de prendre une participation minoritaire dans la future raffinerie américaine. Avant la conclusion d'accords juridiques définitifs, les partenaires devront toutefois préciser les volumes contractuels finaux, d'autant que l'EGC reste engagée par ailleurs dans d'autres discussions commerciales avec des acheteurs basés au Moyen-Orient.


Asaba