Cette ascension fulgurante, marquée par une progression de 121 % en un an, contraste avec le ralentissement observé sur d'autres marchés clés. La filiale camerounaise, longtemps leader du réseau hors Nigeria, a vu sa contribution au profit brut reculer à 61,9 milliards de nairas. Ce chassé-croisé s'explique par des dynamiques prudentielles opposées : alors que l'entité ivoirienne a bénéficié de reprises de provisions substantielles, le bureau de Douala a dû renforcer ses couvertures de risques, pesant mécaniquement sur son résultat final.


L’analyse des bilans révèle également une disparité fiscale majeure qui accentue l’écart de performance. UBA Côte d’Ivoire affiche un bénéfice net de 125 milliards de nairas, soutenu par une pression fiscale nettement plus faible que celle subie par l’entité camerounaise. Parallèlement, avec des actifs s’élevant à 2 370 milliards de nairas, la place d’Abidjan gère désormais le bilan le plus imposant du groupe parmi ses implantations internationales, devançant les 78,2 milliards de nairas de bénéfice générés par la filiale ghanéenne.


Ce dynamisme des filiales d’Afrique francophone et du Ghana permet au groupe d'absorber le choc enregistré au Nigeria. Le marché historique d’UBA a subi une dégradation sévère, passant d'un profit massif en 2024 à une perte opérationnelle en 2025. Malgré ce revers sur ses terres d'origine, le réseau international a maintenu une trajectoire ascendante avec une hausse globale de 26 % de ses profits, confirmant que la résilience du groupe repose désormais sur la force de son implantation continentale.


Bernardo