Chantiers routiers : Les retards accumulés par Arab Contractors paralysent la feuille de route du Mintp
Malgré le versement par le Trésor public de 41,31 milliards FCFA sur un volume total de 54,36 milliards FCFA de décomptes validés, le constructeur égyptien Arab Contractors peine à matérialiser ses engagements contractuels sur un portefeuille d'infrastructures estimé à 75,3 milliards FCFA.
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Bloqué à un niveau d'avancement physique de 57,03 % en juillet 2026, le chantier de réhabilitation de la Boucle de la Lékié illustre ces dysfonctionnements récurrents. Attribué de gré à gré en décembre 2022, pour un montant initial de 31 milliards FCFA étalé sur 81,5 kilomètres, le contrat prévoyait une livraison à la fin de l'année 2024. L'injection récente de 4,2 milliards FCFA entre janvier et avril 2026 n'a pas suffi à relancer la dynamique sur le terrain, contraignant le maître d'ouvrage à octroyer un sursis de 3 mois assorti d'une mise en demeure d'intensifier la présence des engins et du personnel.
Outre cette liaison stratégique menant vers le futur site hydroélectrique de Kikot, le blocage touche la pénétrante Nord de la capitale, dotée d'une enveloppe de 23 milliards FCFA, dont le taux de réalisation stagne à 16,20 % pour un délai consommé de 81,75 %.
Autre retard, le tronçon Mbalmayo-Sangmélima, d'une valeur de 21,3 milliards FCFA, souffre du même manque de mobilisation logistique. Une telle inertie suscite l'incompréhension générale, dans la mesure où le groupe fondé en 1955, jouit de plus 70 ans d'expertise internationale à travers le continent.
Afin de préserver la crédibilité des chantiers d'État, les autorités compétentes exigent une restructuration immédiate du plan de charge de l'adjudicataire. D'ailleurs, le respect strict des calendriers imposés conditionnera le maintien des contrats publics attribués à l'entreprise étrangère.
Bernardo
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