Le volume des opérations suit une trajectoire ascendante similaire, s'établissant à 1,498 milliard de transactions, soit une hausse de 4,97 % en glissement annuel. Cette vitalité est alimentée par une extension du réseau d'acceptation, intégrant désormais des segments diversifiés tels que les commerces de quartier, les institutions académiques et certaines régies publiques. L'efficience de cette expansion repose également sur le délaissement progressif des méthodes de règlement informelles au profit de solutions traçables et sécurisées, activement encouragées par des politiques de gratuité ciblées menées par les opérateurs de télécommunications.


L'analyse segmentée des usages révèle toutefois une prédominance persistante des services de connectivité. En 2024, l'achat de crédit téléphonique a généré 974 millions de transactions, représentant 65 % du volume total des paiements marchands dans la sous-région. En valeur monétaire, ce segment pèse 18,07 % de l'enveloppe globale. Si le panier moyen pour le crédit de communication reste stable autour de 570 FCFA, une mutation profonde s'opère sur les autres catégories de biens et services.

En effet, la valeur moyenne des paiements hors crédit téléphonique a connu une contraction spectaculaire, chutant de 7 752 FCFA en 2023 à 4 073 FCFA en 2024, soit un repli de 47,47 %. Loin d'être un signe d'essoufflement, cette baisse drastique témoigne d'une pénétration massive du paiement mobile dans les achats du quotidien de faible montant. Cette démocratisation des micro-paiements fortifie la résilience du secteur tertiaire et accélère l'inclusion financière. La solidité de ces indicateurs transactionnels consolide la trajectoire de la zone CEMAC vers une économie de plus en plus dématérialisée, où le terminal mobile s'impose comme le pivot des échanges marchands réels.


Nlend Flore