L'entretien s'est focalisé sur les mécanismes d'industrialisation de proximité, la transformation manufacturière locale, le transfert de technologies industrielles et l'intégration des biens manufacturés nationaux sur les marchés internationaux. Cette impulsion s'inscrit dans la mise en œuvre de la stratégie de croissance du pays, qui vise une expansion industrielle forte à l'horizon 2030.

L'administration publique camerounaise capitalise sur les instruments opérationnels du Programme d’Appui au Développement des PME (PAD-PME) pour encadrer une restructuration globale de l'appareil de production. Les discussions ont mis en exergue l'apport des entités de mise en œuvre allemandes, la banque de développement KfW et l'organisme d'assistance technique GIZ, dont le portefeuille d'engagements financiers soutient la modernisation des chaînes de valeur agricoles et artisanales. Les priorités gouvernementales se concentrent sur la mise à niveau technique des usines et le financement de la normalisation des produits, un prérequis indispensable pour accroître le volume des exportations camerounaises hors d'Afrique centrale.

L’implication de la communauté camerounaise résidant en Allemagne constitue un autre levier d'action examiné par les deux délégations, cette frange de la population active représentant un réservoir d’investissements et d’expertises de premier plan. Les flux de capitaux et de compétences issus de ce réseau externe doivent servir à catalyser l'innovation au sein des entités de l'économie sociale. En canalisant l'épargne de la diaspora vers des projets productifs et en intégrant des technologies de pointe, Yaoundé et Berlin entendent densifier le maillage industriel local, un impératif pour garantir la pérennité et la compétitivité des petites entreprises face aux mutations économiques globales.


BCN