Combinée à l'accumulation de 40 446 tonnes d'invendus en magasins d'entreposage, la régression de la production commercialisée, retombée à 247 914 tonnes contre 309 518 tonnes un an plus tôt, explique la baisse de l'offre disponible. 

Par ailleurs, l'effondrement des prix FOB au terminal maritime de Douala, oscillant désormais entre 1 520 et 3 110 FCFA le kilogramme, a impacté les bénéfices en ramenant la valeur marchande globale de 1 074,6 milliards à 400,9 milliards FCFA, soit un recul de 63 %. 


Malgré cette conjoncture défavorable, la société Telcar Cocoa reprend la tête du marché avec 40 631 tonnes embarquées (32,4 % des parts), devant Ofi Cam et ses 24 394 tonnes (19,44 %), tandis que la firme SBET se classe au troisième rang avec 23 223 tonnes (18,5 %).


Géographiquement, les usines d'Europe continentale captent 84,62 % des volumes sortants (113 528 tonnes), suivies par les transformateurs asiatiques qui absorbent 19 107 tonnes (14 %). Cette baisse des recettes d'exportation remet en cause le statut de premier fournisseur de devises acquis par la fève brute en 2025, exercice durant lequel le cacao générait 26,3 % des rentrées financières nationales, devant les hydrocarbures.

Cette baisse de la transformation locale et des ventes brutes, contraint les opérateurs économiques à revoir leurs prévisions pour l'exercice en cours.


La reconquête des marchés extérieurs dépendra de la capacité des autorités à revitaliser le verger national pour stabiliser les revenus des producteurs ruraux.


Asaba