Sur le segment de l'exportation, les indicateurs affichent également une fermeté relative. Le prix CAF (Coût, Assurance et Fret) se stabilise à 2 578 FCFA le kilogramme, tandis que la valeur FOB (Free on Board) se chiffre à 2 509 FCFA. Bien que ces statistiques témoignent d'une embellie, elles restent en deçà des sommets historiques des cycles précédents. Pour mémoire, le secteur avait atteint des pics de 6 000 FCFA durant l'exercice 2023-2024, avant de se négocier à 5 400 FCFA lors de la campagne 2024-2025. Cette chute de régime explique l'écart avec les prévisions initiales des autorités, qui espéraient maintenir des prix compris entre 3 200 et 5 400 FCFA.


L'évolution de la conjoncture internationale demeure le principal facteur d'influence. Le rétablissement progressif de l'offre globale, après trois années de déficit structurel, exerce une contrainte sur les cours mondiaux. L'augmentation de la production attendue à l'échelle planétaire limite les possibilités de voir les prix s'envoler de nouveau à court terme. Pour les cacaoculteurs locaux, cette hausse de fin de parcours constitue une bouffée d'oxygène nécessaire pour finaliser la récolte, dans un environnement économique où la volatilité des matières premières impose une gestion rigoureuse des revenus agricoles.


Bernardo