Le mouvement d'achats propulse le BVMAC All Share Index de 0,46 %, fixant l'indice de référence à 1 138,20 points. La capitalisation globale du segment des titres de propriété s'élève ainsi à 1 802,41 milliards de FCFA, consolidant un gain de valorisation de 2,79 milliards de FCFA.

L'appréciation du cours de Safacam constitue le moteur de la reprise. La valeur agro-industrielle bondit de 6,85 %, grimpant de 32 850 FCFA à 35 100 FCFA pour 9 unités échangées d'une valeur totale de 315 900 FCFA. Le groupe bancaire BGFI Holding Corporation génère quant à lui la masse de capitaux la plus élevée avec 3,15 millions de FCFA de flux pour 35 actions négociées à prix fixe de 90 000 FCFA. De son côté, Socapalm canalise 2,75 millions de FCFA de mouvements financiers portant sur 55 titres à 50 000 FCFA l'unité.

La persistance des blocages de contrepartie restreint toutefois la profondeur opérationnelle du marché boursier. L'écart entre offre et demande s'illustre par un carnet garni de 2 649 ordres d'achat non exécutés sur BGFI Holding Corporation et de 1 186 demandes en attente pour Safacam, en parallèle de 5 650 actions Socapalm bloquées à la vente sans acquéreurs. En revanche, le compartiment de la dette souveraine et privée conserve un encours immobile de 1 228,83 milliards de FCFA, matérialisant l'absence totale d'échanges sur l'ensemble des 32 lignes obligatoires cotées.

L'asymétrie marquée entre les volumes sollicités et la disponibilité des valeurs limite l'expansion de la place boursière sous-régionale auprès des investisseurs institutionnels. Les écarts d'évaluation enregistrés par la gestion collective, à l'image du FCP Harvest Actions CEMAC retombé à une valeur liquidative de 134 796,15 FCFA soit un repli de 2,20 % sur une semaine, confirment la vulnérabilité du marché secondaire. La rareté des titres en circulation entraîne des distorsions de prix récurrentes, exigeant la mise en place urgente d'un mécanisme de tenue de marché pour assurer la continuité de la liquidité boursière.


Ndjomo Carlos