Les détails opérationnels du Projet de mobilité urbaine de Douala (PMUD) mettent en lumière une stratégie axée sur la viabilité des infrastructures. Les responsables du programme soulignent l'obligation de bâtir de nouvelles routes d’accès pour relier les quartiers résidentiels aux stations principales. Les voiries urbaines actuelles manquent de robustesse pour supporter la densité du trafic attendu. L’aménagement d'un réseau routier neuf offre une garantie de durabilité supérieure à vingt ans, un seuil indispensable pour inciter les opérateurs privés à s'engager sur une longue période d'exploitation.

Le montage financier global du réseau BRT s'élève à 335,3 milliards de FCFA. La Banque mondiale demeure le bailleur principal avec un apport de 261 milliards de FCFA. Le secteur privé complètera le budget à hauteur de 62,1 milliards de FCFA, tandis que l’État et la Communauté urbaine de Douala mobiliseront les 12,4 milliards de FCFA restants. La formule finale du contrat attend la validation du Conseil d’appui à la réalisation des contrats de partenariat (CARPA) d’ici la fin de l’année 2026.

Le démarrage des chantiers est programmé avant la fin de l’année 2026, avec une phase initiale centrée sur la livraison de 12 kilomètres de voies de rabattement pour un coût de 4 milliards de FCFA. À terme, les bus circuleront sur un réseau total de 28 kilomètres scindé en quatre lignes distinctes. Les usagers disposeront de 48 stations réparties tous les 500 mètres, ainsi que de cinq pôles d’échanges majeurs établis au niveau de l’ancienne direction des douanes, de Ndokoti, de PK14, de Nelson Mandela et de Yassa afin de connecter les différents modes de transport de la ville. La fluidité du trafic urbain dépendra de la bonne coordination entre la pose des infrastructures en béton, l'attractivité des clauses contractuelles pour les investisseurs et l'intégration des transporteurs artisanaux au sein de la nouvelle organisation de la métropole.


BCN