Sous la direction de Dieudonné Evou Mekou et la présidence d'Hervé Ndoba, ministre centrafricain des Finances, l'institution attribue ce dynamisme au déploiement rigoureux de son plan quinquennal baptisé « Azobé ». Les réformes opérationnelles engagées ont permis d'améliorer la structure des revenus tout en stabilisant les charges. Parallèlement, la mise en œuvre d'un plan d'urgence dédié à la restauration de la liquidité a joué un rôle déterminant dans la sécurisation des fondamentaux financiers de la banque, dont le siège est établi à Brazzaville.


Cette embellie comptable soutient les ambitions de l'institution, qui projette de mobiliser une enveloppe globale de 1 700 milliards de FCFA d'ici 2027. Ces ressources sont destinées au financement de projets à fort impact au sein de l'espace communautaire, avec une priorité accordée aux infrastructures de transport, à l'indépendance énergétique et à la transformation agro-industrielle. La banque entend ainsi s'affirmer comme le bras armé de la croissance structurelle dans les six pays membres de la CEMAC.


Enfin, la crédibilité internationale de l'institution a été renforcée par l'obtention, en novembre 2025, d'une première notation financière attribuée par l'agence Moody’s. Avec un score de Ba3 assorti d'une perspective stable, la BDEAC dispose désormais d'un levier supplémentaire pour diversifier ses sources de financement sur les marchés mondiaux. Cette reconnaissance externe, couplée à la hausse des profits, place la banque dans une trajectoire favorable pour répondre aux défis du développement régional malgré un contexte monétaire global exigeant.


Bernardo