Barrage de Kikot : Le lancement des travaux repoussé à 2028
Le barrage de Kikot, un projet phare pour l'énergie au Cameroun, voit son lancement repoussé à 2028. Les travaux, initialement prévus pour cette année, subissent un retard en raison d'une réévaluation financière. Le coût du projet a été réduit de 17 %.
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Les orientations ministérielles présentées devant l’assemblée nationale s'accompagnent d'une importante réévaluation financière, le coût global de l'infrastructure chutant de 1 050 milliards à 872 milliards de Francs CFA, soit un allègement budgétaire de 17 %. L'aménagement sur le fleuve Sanaga prévoit le déploiement d’une puissance installée de 500 MW, supplantant le complexe de Nachtigal et ses 420 MW.
Les ajustements comptables s’inscrivent dans une démarche de prudence financière alors que le bouclage des appuis multilatéraux demeure en négociation. Pour consolider l'assise juridique de la structure opérationnelle, l’État camerounais et le partenaire français EDF International, actionnaires à parts égales, ont procédé à une recapitalisation de la Kikot-Mbebe Hydro Power Company. Les fonds propres de la coentreprise ont bondi de 5,38 milliards à 9,53 milliards de Francs CFA par conversion de créances. L'enveloppe étatique directe pour le cofinancement s’établit à 150 milliards de Francs CFA, tandis que l'emprise foncière sécurisée s’étend sur 527 hectares déclarés d'utilité publique.
Le raccordement de la centrale au Réseau interconnecté Sud nécessite la pose d'une ligne de transport de haute tension de 400 kV s'étirant sur un couloir de 40 kilomètres. À l’observation du bilan énergétique national, la capacité totale installée plafonnait à 2 280 MW à la fin de l'année écoulée, un niveau éloigné de la cible institutionnelle de 5 000 MW. La révision du plan de charge de l'opérateur public illustre la complexité des montages contractuels en régime de partenariat public-privé. Le respect de la nouvelle feuille de route pour une mise en service en 2033 conditionne la résorption des déficits structurels qui pénalisent l'activité manufacturière des grands pôles industriels de la sous-région.
Ndjomo Carlos
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