Bien que l'entreprise Union Enterprise ait amorcé la phase technique du béton bitumineux le 3 mars dernier, l'état d'avancement global plafonne à un modeste 23,40 %, signalant un retard structurel préoccupant par rapport aux engagements contractuels.

L'analyse technique des travaux révèle une exécution asymétrique des différentes composantes du projet. Si le nettoyage des systèmes d'assainissement affiche un taux de 70 %, les étapes cruciales de la structure routière accusent le coup : la couche de fondation est achevée à 52,36 % et le revêtement définitif à 52,04 %. Ces chiffres mettent en lumière une dérive temporelle critique, avec un dépassement des délais fixés à 132,60 %. Les services d'inspection attribuent cette contre-performance à une carence de moyens logistiques et à une présence humaine insuffisante sur le site dans la région du Sud.

Face à cette inertie, le Ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a formellement instruit la mission de contrôle d'intensifier la pression sur l'adjudicataire. L'objectif est d'imposer un redressement immédiat des cadences pour garantir une livraison conforme aux exigences de qualité. Le rétablissement d'une liaison routière fluide demeure un impératif pour l'économie locale, dont les échanges dépendent de cet axe. Un renforcement du déploiement sur le terrain est désormais exigé pour extraire ce chantier de son actuelle léthargie.


Ndjomo Carlos