L’examen des dynamiques continentales met en lumière le rejet des interventions extérieures dans la gestion publique. 50% de la population estiment que les gouvernements bénéficiaires doivent allouer librement les fonds obtenus, sans ingérence des bailleurs de fonds. La résistance aux exigences des créanciers est particulièrement vigoureuse au Sénégal, au Niger et en Tunisie, où plus de 2/3 des citoyens réclament une totale liberté d'action. De plus, 51% des sondés refusent que l'octroi de crédits soit conditionné à des réformes liées à la gouvernance démocratique ou aux droits humains, affirmant le principe de souveraineté nationale.


Les réalités locales révèlent toutefois des disparités liées au niveau d'instruction et au passé colonial. L'adhésion au financement endogène culmine à 76% en Afrique Centrale et à soixante-neuf pour cent en Afrique de l'Ouest, les pays francophones manifestant l'attachement le plus fort à la souveraineté budgétaire avec 71% d'opinions favorables. L'analyse montre également que l'élévation du niveau d'éducation renforce le consentement à l'impôt, le soutien à l'autofinancement progressant de 61% chez les personnes sans éducation formelle à 70%  parmi les diplômés du supérieur.


Pour concrétiser les ambitions d'indépendance budgétaire, des réformes rigoureuses doivent être immédiatement déployées. Le salut réside dans la modernisation des administrations fiscales pour élargir l'assiette et garantir un recouvrement équitable. Il convient de substituer les financements extérieurs par des mécanismes d'épargne locale et d'investissements productifs. Enfin, le renforcement des institutions de contrôle s'impose afin d'assurer l'utilisation transparente de l'effort fiscal populaire. Par une discipline de gestion accrue et le choix de la transparence, les États répondront aux attentes citoyennes pour bâtir une prospérité autonome, digne et durable.


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EWC, DP