La programmation financière envisagée porte sur une enveloppe globale de 11 milliards de dollars étalée sur une séquence de dix ans. Le déploiement de l'appui budgétaire vise à rompre la dépendance exclusive de l'économie congolaise vis-à-vis des industries extractives en orientant les capitaux vers la modernisation des voies de communication, la création d'emplois durables, le secteur agropastoral et le renforcement des structures de base du capital humain.

Le basculement vers un modèle économique diversifié s'impose face aux limites structurelles d'une croissance tirée par le sous-sol. Le Produit intérieur brut (PIB) réel de la RDC s'est accru de 5,5 % au cours de l'exercice 2025 sous l'effet de l'activité minière, mais les projections des conjoncturistes pour la période 2026-2028 tablent sur un ralentissement de l'expansion à une moyenne de 5,1 %. Les performances macroéconomiques globales peinent à infléchir les indices de précarité sociale, les analyses institutionnelles révélant que 81,1 % de la population subsistait avec moins de 3 dollars par jour en parité de pouvoir d'achat en 2025. L'Institut national de la statistique corrobore l'ampleur de la fracture sociale en évaluant à près de 69 % la proportion de citoyens vivant sous le seuil de pauvreté national.

L'alignement des financements internationaux soutiendra l'exécution du Plan national stratégique de développement (PNSD 2024-2028). La feuille de route gouvernementale intègre des initiatives de décentralisation économique à l'instar du Programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T) et un plan global de dématérialisation des services administratifs. La RDC ambitionne d'intégrer le groupe des nations à revenu intermédiaire d'ici deux ans, avant de cibler le statut de pays émergent. L'injection des ressources concessionnelles de la Banque mondiale s'avère indispensable pour corriger les faiblesses structurelles du pays, relégué au 164e rang sur 174 nations dans l'indice du capital humain avec un score de 0,37, pénalisé par l'insécurité chronique dans la partie orientale et le déficit d'investissements éducatifs.


Nlend Flore