Le dynamisme actuel est porté par une concentration géographique marquée autour de deux pôles majeurs à savoir  le Kenya et l’Égypte. Ces deux nations ont mobilisé respectivement 96,2 millions et 36,5 millions de dollars, accaparant ainsi plus de 51 % des capitaux continentaux. Cette domination s’appuie sur des écosystèmes matures abritant des leaders technologiques spécialisés. La transaction la plus significative de l'année a d’ailleurs été réalisée par la kényane BURN, avec un financement par dette de 80 millions de dollars.


Sur le plan thématique, les solutions dédiées à la cuisson domestique durable dominent les flux avec 85 millions de dollars captés. Elles précèdent les infrastructures numériques pour la vente au détail (51,4 millions) et les places de marché intégrant des services financiers (51 millions). Les segments de la logistique, de la traçabilité et de l'agriculture de précision complètent ce tableau, bien que leurs volumes de financement restent encore en retrait par rapport aux technologies de consommation directe.


Malgré cette hausse globale des montants, l'année 2025 témoigne d'une certaine sélectivité des investisseurs. Le nombre de transactions a reculé de 12 %, avec 90 opérations recensées, tandis que la valeur médiane des interventions a chuté de 61 % pour s'établir à 500 000 dollars. Dans un contexte mondial où l'agrifoodtech a connu un léger repli de 3 %, l'Afrique parvient à accroître sa part de marché, représentant désormais 8 % des financements captés par l'ensemble des pays en développement.


Bernardo