Cette enveloppe intègre principalement les droits de partage de production rétrocédés par l'entremise de la Société nationale des hydrocarbures (SNH) et les prélèvements fiscaux assis sur les bénéfices. Sur ce montant consolidé, la fiscalité directe liée aux impôts sur le revenu représente une part minoritaire, s'établissant à moins de 5 milliards de FCFA.

La ventilation des exercices comptables fait ressortir un fléchissement marqué de la dynamique financière. Pour l'année 2025, l'opérateur notifie un versement sectoriel de 11,5 millions de dollars (environ 6,5 milliards de FCFA), dont 9,795 millions de dollars au titre des allocations de production et 1,705 million de dollars pour les charges fiscales. Douze mois auparavant, en 2024, les transferts s'élevaient à 21,58 millions de dollars (soit 12,1 milliards de FCFA), répartis entre 16,077 millions de dollars de droits contractuels et 5,504 millions de dollars d'impôts sur les sociétés. Cette baisse des contributions financières s'aligne sur la détérioration des indicateurs opérationnels du projet Bolongo, unique actif local du groupe situé dans le bassin du Rio del Rey, dont l’extraction nette est passée de 201 000 barils en 2024 à 161 000 barils en 2025, matérialisant une contraction de 20 % sur un an.

L'érosion des volumes confirme la maturité avancée de ce gisement historique, dont les travaux d'exploration initiaux remontent à 2009 pour un investissement de départ de 13 millions de dollars (7 milliards de FCFA). La cession de 50 % des actifs à la compagnie Perenco en 2018, assortie du transfert du rôle d'opérateur pour développer le champ Oak, visait à injecter un flux additionnel de 10 000 barils par jour dans le réseau national. Huit ans plus tard, les rendements affichent une trajectoire baissière qui limite le poids de l'offre locale dans le portefeuille africain de la firme. À titre comparatif, les implantations équato-guinéennes du négociant sur les blocs Aseng et Alen ont généré, pour le seul exercice 2025, plus de 214 millions de dollars (soit 120,8 milliards de FCFA), illustrant l'écart d'échelle opérationnelle entre les différents bassins de la zone Cemac.


Asaba