La réussite de cette enquête nationale, prévue du 24 avril au 29 mai 2026, repose sur un maillage organisationnel rigoureux. Des comités de coordination ont été installés à tous les échelons administratifs, des régions jusqu'aux circonscriptions locales. En amont, des sessions de formation intensive ont été dispensées aux superviseurs et chefs d'équipe afin de garantir l'homogénéité de la collecte des informations. Des phases pilotes ont d'ailleurs été menées avec succès dans des zones géographiquement complexes, notamment à Mora, Bamenda ou encore Buea, pour tester la fiabilité des protocoles de terrain.

L'ambition de ce dénombrement dépasse la simple actualisation du volume de la population. L'opération vise à produire une cartographie précise de l'habitat, détaillant les caractéristiques des logements, l'équipement des ménages et le patrimoine productif des citoyens. En couplant ce processus avec le recensement agropastoral, les pouvoirs publics entendent obtenir une vision consolidée des forces vives du pays. Les données recueillies permettront également de documenter l'accès aux services sociaux de base et d'identifier avec précision les besoins des populations les plus fragiles.

À terme, la constitution de cette nouvelle base de données sociodémographiques est appelée à devenir le référentiel de l'action publique pour les prochaines années. L'actualisation du fichier national des localités offrira aux décideurs des statistiques indispensables à la planification économique et à l'aménagement du territoire. Pour le Cameroun, cet investissement dans la donnée constitue un préalable essentiel à l'élaboration de stratégies de développement cohérentes, en phase avec les réalités démographiques et les exigences de la modernisation agricole.


Bernardo